UrbIC#2

UrbIC#2 – [Urbain + Information Communication]
2-9 nov. & 19-20 nov 2009
Workshop de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Marseille
dans le cadre de la résidence d’artiste de Jeff Guess.

Studio de référence : studio Lentigo

Professeurs : Frédérique Entrialgo, Ronan Kerdreux, Fabrice Pincin, Cécile Marie, François Bazzoli.
Etudiants concernés : étudiants de deuxième et troisième année de l’option Design d’Espace et du Studio Lentigo (option Design).

La deuxième édition du workshop urbIC aura lieu cette année avec Jeff Guess, artiste invité en résidence à l’école. Le workshop aura lieu du 2 au 9 novembre, les rendus se dérouleront les 19 et 20 novembre. Une exposition dans les galeries de l’école du 3 au 15 décembre 2009 rendra compte du travail et des réflexions menées pendant le workshop et de la résidence autour d’une pièce de l’artiste.

Jeff Guess est artiste et enseignant à l’Ecole Nationale supérieure d’Arts Paris-Cergy. Son travail se situe initialement dans l’intervalle entre l’image fixe et l’image en mouvement, problématisé depuis une dizaine d’année par l’introduction d’un troisième terme, l’algorithmique, qui ouvre plus explicitement ses recherches ą la question du langage. Ses photographies, programmes, installations et performances ont été présentés notamment au Centre Georges Pompidou, à la Maison Rouge, à l’American Center (Paris), au ZKM ( Zentrum für Kunst und Medientechnologie – Karlsruhe), au Filmmuseum (Amsterdam), au Centro Cultural Banco do Brasil (Rio de Janeiro), au Moderna Museet (Stockholm) et au Museet For Fotokunst (Odense).

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Les workshops urbIC ont pour contexte la ville au moment où elle s’installe dans sa «troisième modernité». Ils questionnent et expérimentent un espace urbain stratifié, dont les flux et les mobilités modifient les relations entre l’individu, le collectif (espaces publics, espaces communs, espaces de rencontre…) et le territoire (espace matériel, espace vécu, espace représenté, solutions de continuité).

UrbIC se constitue cette année autour du concept de «visualisation d’information» et d’un outil de programmation : Processing*.

La ville est sans cesse traversée de flux numériques. Ses usagers et leurs activités produisent des données qui la forment et l’in-forment à la fois, et qui en déterminent les pulsations. La question de la visualisation de ces données pose aujourd’hui un enjeux à la fois esthétique et informationnel situé au coeur d’un domaine de recherche émergent du design. Il s’agit donc de donner forme à ces pulsations urbaines, de les rendre visibles, de les contextualiser, de les traiter, et dans le meilleur des cas, de les sublimer grâce à la mise en oeuvre d’un langage qui rend possible la récupération, le traitement et la transposition de ces données en données visuelles.

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La question du langage posée par le travail de Jeff Guess associée aux problématiques de la surveillance constitue le coeur de la réflexion qui devra être menée pendant le workshop. La transposition des flux de données urbain en images questionne en effet d’une part les conditions de la relation entre la représentation verbale et la représentation visuelle mais aussi celles de la captation et du traitement de données issues des individualités agissantes dans l’espace urbain.

*Il est important de noter, à l’attention des étudiants particulièrement, que des apprentissages techniques préalables ne sont pas requis. Tout ceci sera vu au cours du workshop.

http://www.guess.fr
http://processing.org
http://infosthetics.com/
http://www.visualcomplexity.com/vc/

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T r a v a u x d’ é t u d i a n t s
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On vous allume !

Mickael Debelfort, Anastasia Guira, Sarah Roca-Labarre, Caroline Venga
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Un flux est un écoulement de matière et/ou d’informations, (quantifiable par des données) évoluant dans un sens ou direction commune. Un flux peut donc être entendu comme un déplacement caractérisé par une origine, une destination et un trajet, éventuellement une vitesse.
L’éclairage urbain est nécessaire, c’est un élément de confort, de sécurité mais c’est également une dépense importante d’énergie électrique. Dans un souci d’économie, il est indispensable que les services ainsi rendus le soient de manière optimisée.
Si personne n’est dans la rue, l’éclairage est inutile. Nos lampadaires, reliés par séries de quatre, s’allumeraient ou s’éteindraient selon les détections de mouvements.
En outre, la captation des flux peut également être la source d’une cartographie en temps réel, indiquant les secteurs plus ou moins animés de la ville.

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Guess where ?

Alexandre Bovier-Lapierre, Delphine Auffret, Charles Gauthier, Nicolas Burcheri, Franck Mouradian.
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Guess Where est une interface qui informe en temps réel de l’activité nocturne de lieux de sorties. A partir d’un repérage géographique, le noctambule en mal d’animation peut connaître l’affluence et le type de musique de chaque café, restaurant, salle de concert et ainsi programmer sa soirée.

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Pollution dans la région de l’Étang de Berre

Fathia Haski , Brigitte Dineur , Anais Labessouille
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Il s’agit d’un procédé de visualisation des pollutions (aquatique, atmosphérique et sonore) dans la région de l’Étang de Berre.
L’industrialisation de cette région est voulue, pas toujours contrôlée. Ce sont nos rejets qui jouent, désirent, repoussent et reçoivent passivement notre empreinte.
Sommes-nous prêts à remettre en cause notre mode de vie pour évaluer ses conséquences sur notre environnement ?

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Respirez… Toussez !

Mélanie Janel, Margarida Carvalho, Laurie Lis
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La loi du 30 décembre 1996 reconnaît « le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé ». Dresser le bilan, suivre l’évolution et prévoir la pollution de l’air est indispensable pour définir les actions à entreprendre afin d’améliorer la qualité de l’air.
Les espaces verts sont des endroits fréquentés, mais l’air n’y est pas aussi pur que l’on peut le penser. Comme notre environnement, ils sont pollués par de nombreuses particules.
Ce projet matérialise l’évolution journalière des flux de pollution aériennes à l’ozone, au dioxyde d’azote, au monoxyde de carbone et au dioxyde de carbone dans quatre parcs de la ville de Marseille (Longchamp, Borély, Front Obscur et Pharo).

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Chassé-croisé
Une entrée de rue, un écran, une information.

Marie Heanel, Ophélie Céleste
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Digestion d’un système.

Une voiture, une rue, une place.
Voir l’état d’une rue en temps réel. Une image, un carré, une couleur, une place.
Si le carré est coloré, la place est occupée. Si celui-ci clignote, la place est libre.

// Se connecter, choisir un plan, une rue, en un clic, regarder un visuel et trouver sa place.
//Un sillon lumineux, le passage d’un piéton, anticiper le départ d’un véhicule

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Urban Flux
La Civilité et l’Incivilité sur Marseille

Marzia Gramaglia, Benoit Ollive, Matthieu Robert

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En faisant la part belle aux drames et agressions, les médias stigmatisent criminalité et quartiers dangereux. La réalité sociale est plus complexe. Nous avons tenté de mettre en vis-à-vis ces chiffres statistiques et une dimension à la fois plus positive et moins tangible, celle de la « civilité ». Le résultat bien-sûr est ambigu, quelquefois inattendu et, bien qu’empreint de dualité un peu caricaturale, il est plus proche du portrait nuancé de la ville.

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Fréquentation horaire des supermarchés, Pekin

Jiayi He, Xiaoliang Zhang
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Les supermarchés implantés en zone urbaine restent un lieu de densité en terme de fréquentation, un tropisme urbain fort. Indicateur de la pulsation marchande de la ville, ils sont des lieux au sein desquels la densité des usagers évolue en fonction des heures de la journée.

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Chacun son Vélo !

Mélanie Bodeau, Marlène Guirado, Aïcha Wattara, Lise Weil
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Pour faciliter l’accessibilité du Vélo à ses usagers, il est indispensable de les informer sur leur disponibilités. Chacun son vélo est une carte interactive qui permet de visualiser en temps réel et par arrondissement le nombre de vélos et de bornes disponibles de chaque station dans Marseille.
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Une journée en gare Saint-Charles

Fanny-Jade Besançon, Caroline Lopez, Guillaume Yorulmaz
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Notre observation s’établit sur une journée complète et traite de la quantité en temps réel de personnes dans la gare, voyageurs ou gens de passage. Chaque jour, environ 25 000 personnes prennent le train en gare Saint-Charles ; soit 175 000 en moyenne chaque semaine. Un TGV classique peut transporter environ 500 personnes tandis qu’un TGV Duplex est doté de près de 1100 places. Ce sont très majoritairement ces TGV Duplex qui assurent la liaison Paris-Marseille, la principale destination depuis Saint-Charles. Cette ligne, dont les trains partent et arrivent à une fréquence supérieure à 1 par heure, est un facteur déterminant du taux de fréquentation de la gare.

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La ville amoureuse

Xiaoxiao Liu
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« C’est vrai que la ville est construit que par les tiges d’acier et le béton armé?
Non, on l’a construit par l’amour qui est invisible et ineffable.
Ce amour est un flux chaud qui entoure la ville jour et nuit.
Il peut chauffer notre coeur froid pendant la nuit longue.

Et si ce soir je te chantais une chanson ?
Qui exprimait mes désirs et émotions,
Dans le refrain, ton prénom je le crierai,
Et dans ton coeur, en or le mien je graverai.

Je vais lever mes yeux et mirer le ciel,
J’y verrai ton étoile, je penserai à toi,
Et puis je dirais simplement que je t’aime. »

Maire-Claude O’Reilly

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Courrier rose, courrier vole !

Damien Bouic

La lettre d’amour… Existe-t-elle encore de nos jours, à l’heure des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) ou plus simplement des emails et des carte de voeux numériques? Oui, sans nul doute. Sous une forme désormais (?) marginale, gage de sincérité, d’intimité et aussi de durabilité, car ce type de lettres est bien souvent précieusement gardé voire même caché, dissimulé (pour garder justement le-dit secret contenu dans ces courriers).
Mais comment ce courrier est-il distribué, et réparti dans une ville comme Marseille? Est-il possible même d’en avoir un chiffrage plus ou moins précis. Car même si les lettres avec recommandé sont séparées des lettres “normales”, il doit être plus ardu d’en différencier les genres, parmi la multitude de lettres existantes (que ce soit de simples relations familiales, des cartes postales, des cartes de voeux, des faire-part, etc.). Ces “lettres d’amour” sont-elles parfumées et se distinguent-elles par un format ou une couleur exotique ?
Allez ! Tentons d’y répondre ou tout du moins, établissons une hypothèse visuelle de ce flux marginal “hors statistiques”.

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Waves architecture

Irène-Maire Loste, Romain Magail, Charlotte Sammut
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Étendre les espaces personnels
Waves Architecture est une visualisation des comportements privés, des habitudes, et de l’intrusion que chacun opère dans l’espace personnel des autres. Ces incursions chez les autres sont immatérielles, des flux d’ondes wi-fi. Notre projet se situe à Super-Rouvière, une importante unité d’habitation de Marseille (seize appartements sur vingt étages). La vue du bâtiment en façade nous permet de situer tous les appartements possédant un réseau wi-fi personnel et les associations de propriétaires, possédant elle, un réseau professionnel, plus étendu. Waves Architecture, présente un point blanc pour chaque arrivée de réseau, une connexion endormie, branchée mais inactive. Lorsque les propriétaires utilisent le wifi, un cercle rouge légèrement transparent se dégage du carré blanc, qui dure pendant l’usage du wifi, à chaque fin de connexion le cercle disparaît, jusqu’au prochain mouvement. La visualisation s’étend sur vingt-quatre heures.
L’architecture est représentée, les appartements avec leurs espaces physiques remplacés par les sphères d’accessibilité au wifi, le nombre de connexions dilate le bâtiment hors de son enveloppe matérielle. Cette image appliquée à un quartier, une ville, au monde, pourrait permettre de voir, et de ressentir les frontières architecturales et humaines autrement. Un homme connecté voit, peut être son enveloppe corporelle s’étendre, comme cela s’applique au bâtiment.

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Flux de passagers maritimes en 2008, Marseille

Boris Cochet, Matthieu Sabatier
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Cette animation rend compte du flux de passagers transitant par le Port de Marseille, mois pas mois et selon les destinations.

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Favelas cariocas

Maëlle Le Faou, Pierre Moro-Lin, Frédéric Siegel
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La ville de Rio de Janeiro compte plus de 900 «favelas» regroupant 10% de la population carioca. Ces favelas sont uniques par leur façon de s’implanter et de proliférer dans le centre de la ville depuis le XIXe siècle.
La prolifération des favelas est due aux flux incessant de personnes venant s’installer au plus près du centre de Rio de Janeiro. Ces habitations sont illégales. L’autre particularité des favelas est qu’elles sont adaptées aux pentes escarpées des collines encerclant la zone urbaine.
Le projet propose de visualiser cette densité de population croissante et son évolution selon une topographie et une végétation très présente ainsi que la localisation et la prolifération des favelas à partir d’une carte en perspective comportant les grands axes routiers, la topographie, la zone urbaine de Rio de Janeiro et le littoral.

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CitySounds.fm

Camille Dardé, Nadia Suvorova
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Notre expérimentation permet de visualiser le bruit urbain.
Une radio appelée « CitySounds.fm » retransmet en temps réel le son de la ville par un graphisme s’animant grâce à Processing. Cette installation in situ interagit avec la ville et sa sonorité, elle introduit un graffiti lumineux sur les murs. Tout cela devient une signature sonore et visuelle de la ville. Le graphisme est généré par le bruit urbain et varie d’une heure à l’autre, d’une ville à l’autre.

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