bibliographie indicative et non exhaustive sur le design, la ville et leurs alentours

Il y a là, par ordre alphabétique d’auteur en attendant mieux, les livres que nous avons lu, ceux que nous conseillons à nos étudiants, ceux que nous aimerions lire, ceux que nous devrions lire.

ACDC
AC|DC Art Contemporain Design Contemporain
Actes du symposium 26-27 octobre 2007 HEAD Genève
« Doit-on voir derrière les phénomènes de convergence, de croisement et d’hybridation entre art et design, le énième avatar de la société du spectacle, ou bien assiste-t-on à travers cette déhiérarchisation des catégories à une mutation plus fondamentale, voire à une révolution ou à une véritable refondation ? Devrait-on postuler une véritable idéologie de la globalisation de l’espace culturel par laquelle la délocalisation économique trouverait une sorte d’équivalent dans la reconfiguration d’un champ élargi de l’art où toutes les hétérogénéités se trouveraient en symbiose ? Doit-on concevoir que le dépassement des catégories auquel nous assistons est un mouvement irréversible ou bien ne serait-il qu’un simple moment de l’histoire ? » (Extrait de l’introduction, Jean-Pierre Greff)

LiberoAndreottiTextesSituationnistesSurLaVille
Libero Andreotti, Le grand jeu à venir. Textes situationnistes sur la ville,
Éditions de la Villette, 2008.
« Parmi les stigmatisations formulées par l’Internationale Situationniste, l’urbanisme occupe une place spécifique en tant que forme spatiale de domination de la marchandise ou comme décor naturel du capitalisme. Ses diatribes et attaques constituent une véritable déclaration de guerre contre l’idéologie dominante du fonctionnalisme et du modernisme, entendue comme voie royale du progrès économique et social. » (Extrait).

PaulArdenneUnArtContextuel
Paul Ardenne, Un art contextuel. Création artistique en milieu urbain en situation d’intervention de participation,
Flammarion, 2002.
« Dès les débuts du XXè siècle, de nombreux artistes délaissent le territoire de l’idéalisme, rejettent en bloc les formes traditionnelles de représentation et désertent les lieux institutionnels pour s’immerger dans l’ordre des choses concrètes. La réalité devient une préoccupation première, avec, pour conséquence, une refonte du « monde de l’art », de la galerie au musée, du marché au concept d’art lui-même.
Émergent alors des pratiques et des formes artistiques inédites : art d’intervention et art engagé de caractère activiste, art investissant l’espace urbain ou le paysage, esthétiques participatives ou actives dans les champs de l’économie, des médias, ou du spectacle. L’artiste devient un acteur social impliqué, souvent perturbateur. Quant à l’oeuvre d’art, elle adopte un tour résolument neuf, problématique, plus que jamais en relation avec le monde tel qu’il va. » (Extrait de la quatrième de couverture).

FrançoisAscherMetapolis
François Ascher, Métapolis ou l’avenir des villes,
Odile Jacob, 1995.
Après celui de leur évolution pendant la révolution industrielle, les villes sont aujourd’hui entrées dans un nouveau cycle, celui des métapoles, qui prolonge et modifie l’avenir des métropoles. Propose une vision synthétique qui met la ville au coeur du débat politique.

FrançoisAscherNouveauxPrincipesUrbanismes
François Ascher, Les nouveaux principes de l’urbanisme suivi de Lexique de la ville plurielle,
Éditions de l’aube, 2004

MarcAugeNonLieux
Marc Augé, Non-lieux. Introduction à une anthropologie de la surmodernité,
Seuil, 1992.
« Avant de prendre sa voiture, Pierre Dupont a voulu retirer un peu d’argent au distributeur automatique. L’appareil a accepté sa carte et l’a autorisé à retirer mille huit cents francs. Pierre Dupont a appuyé sur la touche 1800. L’appareil lui a demandé un instant de patience, puis a délivré la somme convenue en lui demandant de reprendre sa carte. « Merci de votre visite », a-t-il conclu, cependant que Pierre Dupont rangeait ses billets dans son portefeuille.
Le trajet a été facile : la descente sur Paris par l’autoroute A11 ne pose pas de problème un dimanche matin. Il n’a pas eu à attendre à l’entrée, a payé avec sa carte bleue au péage de Dourdan, contourné Paris par le périphérique et rejoint Roissy par l’A1.
Il s’est garé au deuxième sous-sol (allée J), a glissé sa carte de parking dans son portefeuille, puis s’est hâté vers les guichets d’enregistrement d’Air France. Il s’est débarrassé avec soulagement de sa valise (vingt kilos fou juste), a tendu son billet à l’hôtesse en lui demandant s’il pouvait avoir une place fumeur en bord de couloir. Souriante et silencieuse, elle a opiné d’un signe de tête, après avoir vérifié sur son ordinateur, puis lui a remis billet et carte d’embarquement. « Embarquement en satellite B à 18 heures », a t-elle précisé.
Il s’est présenté en avance au contrôle de police pour faire un peu de shopping dans le duty-free. Il a acheté une bouteille de cognac (un souvenir de France pour ses clients asiatiques) et une boîte de cigares (pour sa consommation personnelle). Il a pris soin de ranger sa facture avec sa carte bleue.
Il a parcouru un moment du regard les devantures luxueuses – bijoux, vêtements, parfums -, s’est arrêté à la librairie, a feuilleté quelques magazines avant de choisir un livre facile – voyage, aventure, espionnage-, puis a repris sans impatience sa promenade.
Il savourait l’impression de liberté que lui donnait tout à la fois le fait de s’être débarrassé de son bagage et, plus intimement, la certitude de ne plus avoir qu’à attendre la suite des événements, maintenant qu’il s’était « mis en règle », avait empoché sa carte d’embarquement et décliné son identité. « À nous deux Roissy! » : N’était-ce pas aujourd’hui dans les lieux surpeuplés où se croisaient en s’ignorant des milliers d’itinéraires individuels que subsistait quelque chose du charme incertain des terrains vagues, des friches et des chantiers, des quais de gare et des salles d’attente où les pas se perdent, de tous les lieux de hasard et de rencontre où l’on peut éprouver fugitivement la possibilité maintenue de l’aventure, le sentiment qu’il n’y a plus qu’à « voir venir » ?
L’embarquement s’est effectué sans problème. Le passagers dont la carte d’embarquement portait la lettre Z ont été invités à se présenter en dernier et il a assisté avec un certain amusement à la légère et inutile bousculade des X et des Y à la sortie du satellite.
en attendant le décollage et la distribution des journaux, il a feuilleté le magazine de la compagnie et imaginé d’un doigt appliqué l’itinéraire possible du voyage : Héraklion, Larnaca, Beyrouth, Dharan, Doubaï, Bombay, Bangkok – plus de neuf mille kilomètres en un clin d’oeil et quelques noms qui faisaient parler d’eux de temps à autre dans l’actualité. » (Extrait du Prologue)

RolandBarthesMythologies
Roland Barthes, Mythologies, Points, 2014. (Édition originale, Seuil, 1957).
« Nous voguons sans cesse entre l’objet et sa démystification, impuissants à rendre sa totalité : car si nous pénétrons l’objet, nous le libérons mais nous le détruisons ; et si nous lui laissons son poids, nous le respectons, mais nous le restituons encore mystifié. » (Extrait)

JeanBaudrillardSystemeObjets
Jean Baudrillard, Le système des objet, Gallimard, 1978. (Édition originale, Gallimard, 1968).
« Les objets en particulier n’épuisent pas leur sens dans leur matérialité et leur fonction pratique. Leur diffusion au gré des finalités de la production, la ventilation incohérente des besoins dans le monde des objets, leur sujétion aux consignes versatiles de la mode : tout cela, apparent, ne doit pas nous cacher que les objets tendent à se constituer en un système cohérent de signes, à partir duquel seulement peut s’élaborer un concept de la consommation. C’est la logique et la stratégie de ce système d’objets, où se noue une complicité profonde entre les investissements psychologiques et les impératifs sociaux de prestige, entre les mécanismes projectifs et le jeu complexe des modèles et des séries, qui sont analysées ici.» (Extrait).

WalterBenjaminSensUnique
Walter Benjamin, Walter Benjamin, Sens Unique précédé de Une enfance berlinoise et suivi de Paysages Urbains, Maurice Nadeau, 1998.
« HORLOGE
Les oeuvres achevées ont pour les grands hommes moins de poids que ces fragments sur lesquels leur travail dure toute la vie. Car seul un homme plus faible, plus distrait, peut prendre un plaisir incomparable à conclure et ainsi se sentir à nouveau rendu à sa vie. Pour le génie toute espèce de césure, les coups du destin comme la douceur du sommeil, tombe dans le labeur assidu de son atelier même. Et c’est l’emprise magique de celui-ci qu’il définit dans le fragment.
« Le génie est un labeur assidu ». » (Extrait choisi de Sens Unique, p. 143)

chroniquesmartiennesRay Bradbury : Chroniques martiennes, édition originale 1950 chez Doubleday, édition française Denoël 1954 dans la collection « Présence du futur »
Août 2026 : Il viendra des pluies douces
Résumé : Sur Terre, dans la matinée du 4 août, dans une maison entièrement automatisée, une horloge parlante annonce l’heure, un fourneau prépare un petit déjeuner, des robots effectuent diverses tâches. Mais la maison est vide d’occupant. Ses murs à l’extérieur sont carbonisés, excepté en quelques endroits où se découpent les silhouettes blanches d’un homme en train de tondre la pelouse, d’une femme qui ramasse des fleurs et de deux enfants jouant au ballon… L’histoire se déroule dans la ville de Allendale, en Californie, qui est inhabitée pendant l’histoire comme la maison protagoniste de l’histoire, qui est la seule encore debout de la ville. L’histoire raconte les tâches quotidiennes d’une maison robotique après que ses habitants ont trouvé la mort dans une guerre nucléaire. Le titre vient du poème de Sara Teasdale, There Will Come Soft Rains, qui traite également un cadre post-apocalyptique. La maison est en bon état mais elle n’a pas de vie, elle est entièrement automatisée et sensible à ses propriétaires et à leurs demandes et besoins. Elle continue à servir la famille morte, inconsciente de leur absence, bien que consciente des autres perturbations internes et externes telles que la météo et les oiseaux qui tentent de se poser sur elle. Tout au long de l’histoire, la maison fait le petit-déjeuner, jette la nourriture non consommée et effectue diverses tâches domestiques, jour après jour, jusqu’à ce qu’une tempête et un subséquent incendie la détruise.
résumé sur le site Wikipedia consacré à Chroniques martiennes consulté en novembre 2016

AndreaBranziNouvellesMetropoleFroide
Andrea Branzi, Entretien avec Catherine Geel
La cité du design, Les Éditions de l’amateur, 2006
« Cet entretien avec Andrea Branzi est issu d’une série d’interview réalisés pour France Culture (…). Il y évoque sa propre carrière mais également l’histoire du design italien et explore les tendances du design actuel. »

AndreaBranzi
François Burkhardt, Cristina Morozzi, Andrea Branzi
Éditions Dis Voir, 1997.
Entretien entre Andrea Branzi et Cristina Morozzi précédé d’un texte de François Burkhardt proposant une synthèse du travail du designer.

LuciusBurckhardtDesignAuDelaVisible
Lucius Burckhardt, Le design au delà du visible, Éditions du Centre Pompidou, 1992.


CharbonneauxHillaireOeuvreEtLieu
Anne-Marie Charbonneaux, Norbert Hillaire, (dir.), Oeuvre et lieu, Essais et documents
Flammarion, 2002
« Comment aujourd’hui, l’œuvre d’art a-t-elle lieu ? De quelle manière répond-elle à la fragmentation de l’espace public, à la  » déterritorialisation  » des cultures et des identités locales ou nationales, qui ont pour corollaire un engouement renouvelé pour les lieux de mémoire ?
À de telles questions, ce livre cherche à répondre en proposant au regard et à la lecture, un témoignage de la grande diversité des œuvres contemporaines. »

ValerieChateletInteractiveCities
Valérie Châtelet, Interactive Cities, Anomalie Digital Arts n°6,
HYX, date ?
Sous la direction de Valérie Châtelet, architecte-urbaniste engagée avec anomos/skylab dans l’exploration de l’impact des technologies numériques, une dizaine d’auteurs apporte leurs contributions à ce débat. Ces essais sont illustrés par de nombreux projets pour la plupart inédits et rassemblés pour la première fois autour de ce thème. Historiens, géographes, ingénieurs, artistes, architectes et des urbanistes interrogent les implications de cette nouvelle condition urbaine. Parmi les contributeurs, Dominique Rouillard trace un parcours historique de l’intégration des technologies de l’information et la communication pour l’urbanisation. En référence aux travaux de l’inventeur américain Buckminster Fuller, Valérie Chatelet développe le principe d’une nouvelle articulation des décisions pour l’urbanisme et l’aménagement du territoire. Carlo Ratti et Daniel Berry du laboratoire de recherche du Massachusetts Institute of Technology (MIT) SENSEable City évoque l’idée de paysages mobiles développés par l’internet sans fil et les téléphones mobiles qui reconfigurent nos modes de vie.
Les technologies ont aujourd’hui infiltré nos villes. Des « caméras de surveillance ont été installées à tous les coins de rue, dans les magasins et les bureaux, des capteurs ouvrent automatiquement les portes, des câbles à fibres optiques ont été posés sous nos rues, et l’espace est parcouru par les ondes du réseau sans fil » (J. Huang et M. Waldvogel). Les distinctions entre la vie quotidienne, le travail et les loisirs s’estompent et définissent de nouvelles pratiques de l’espace dont la gestion est de plus en plus proche du temps réel (G. Schmitt ; C. Ratti et D. Berry). Les téléphones cellulaires, les équipements portables permettent par ailleurs l’émergence de nouveaux modes de collaboration pour l’élaboration et la maintenance des biens publics (J. Huang et M. Waldvogel; V. Chatelet). L’augmentation des capacités de calcul et la numérisation croissante permet de  » traiter des données localisées incluant des interactions spatiales nombreuses et diversifiées « , de simuler  » l’évolution spatiale d’une ville « ,  » d’explorer des futurs possibles  » (D. Pumain). Enfin l’évolution des outils de conception, l’amélioration des systèmes d’information géographique mais aussi de nouvelles stratégies de développement des projets restructurent les pratiques de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire (V. Châtelet ; L. Perrin ; D. Gerber ; G. Schmitt).(Site éditions HYX)

ThierryDavilaMarcherCreer
Thierry Davila, Marcher, Créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du XXè siècle.
Éditions du regard, 2007
Le déplacement, par la figure de l’homme qui marche, est un motif récurrent de l’histoire de l’art et occupe une place majeure dans l’invention des oeuvres de l’art actuel. Cet ouvrage analyse la façon dont cette question est aujourd’hui traitée par les artistes à partir de choix d’oeuvres contemporaines représentatives (notamment Gabriel Orozco, Francis Alÿs, le Laboratoire Stalker). Thierry Davila en met en évidence les règles et mécanismes d’action, y énonce la cinéplastique pour laquelle la ville est à la fois théâtre des opérations et lieu du réel.

CarlDiSalvoAdversarialDesign
Carlo Di Salvo, Adversarial Design, The MIT Press, 2012.
Dans ce livre, Carlo Di Salvo examine comment le design actuel (notamment dans sa relation à la technologie et à la programmation) met en jeu des questions politiques. Le terme « adversarial design », qui pourrait se traduire par le « design de controverse », est une pratique qui utilise le sens et les formes du design pour mettre à l’épreuve des croyances, des valeurs, des idées reçues.
À partir de projets qui croisent l’art et le design, l’ingénierie et l’informatique, l’agitprop et le produit de grande consommation, des projets comme la visualisation numérique de réseaux de pouvoirs et d’influence, des objets quotidiens équipés de microprocesseurs permettant à leurs utilisateurs de contourner la surveillance, il livre une approche critique du design à la lumière de l’agonisme, une théorie critique pour laquelle la controverse est au fondement de la démocratie. (d’après le texte de présentation de l’ouvrage sur le site du MIT press)

PelleEhnMakingFuture
Pelle Ehn, Elisabet M. Nilsson, Richard Topgaard, Making Future, Marginal Notes on Innovation, Design and Democraty, MIT Press, 2014.
Le design et l’innovation ne courent pas forcément après la dernière killer app. Le design et l’innovation peuvent avoir comme point de départ les activités quotidiennes des gens. Ils peuvent comprendre les services locaux, la production culturelle, les lieux d’expression publique ou les plateformes numériques. L’approche est participative, collaborative et implique des utilisateurs et consommateurs agissant comme des producteurs et des créateurs. Elle s’intéresse moins à produire de nouveaux objets qu’à produire un futur socialement viable. Ce livre décrit des expériences liant innovation, design et démocratie menées par des organismes citoyens, non gouvernementaux, dans des quartiers populaires multiculturels. (d’après le texte de présentation de l’ouvrage sur le site du MIT press).

RobertFishmanUtopieUrbaine20Siecle
Robert Fishman, L’utopie urbaine au XXè siècle : Ebenezer Howard, Franck Lloyd Wright, Le Corbusier,
Mardaga, 1980.
« Tous trois pratiquèrent l’urbanisme avec une ferveur révolutionnaire. »
Aborde le sujet de l’utopie urbaine par le travail et la figure d’Ebenezer Howard (la « Cité Jardin », projet de décentralisation modérée et de socialisme de coopération prévoyant la construction de villes limitées à 30 000 habitants, totalement neuves et implantées dans des campagnes non polluées sur des terrains qui appartiennent à la communauté qui les occupe) ; de Franck Lloyd Wright (« Broadacres » dominée par des valeurs individualistes, petites unités urbaines disséminées dans la campagne reliées entre elles par un réseau de voies de communication rapides) et de Le Corbusier (ville dense organisées en gratte-ciels disposés géométriquement sur des parcs et jardins).

BrigitteFlamandEssaisSurTheoriePratique
Brigitte Flamand, Le Design, essais sur des théories et des pratiques,
Éditions du regard, 2013.
Recueil d’articles qui vise à saisir les enjeux historiques, esthétiques, sociaux et économiques du design.
Au programme :
Alexandra Midal, « Raison et sentiments : le design au coeur des passions » ;
Anne Bony, « Histoire du design dans la seconde moitié du XXè siècle » ;
Arlette Despond-Barré, « Agir sur le monde » ;
Alain Findeli, « Qu’appelle-t-on « théorie » en design ? Réflexions sur l’enseignement et la recherche en design » ;
Bruno Remaury, « Les usages culturels du mot design » ;
Brigitte Flamand, « Le design ou du bon usage de la pensée » ;
Christine Colin, « Inventorier, classer et exposer » ;
Brigitte Flamand et Thierry Machuron, « Des écoles gratuites de dessin aux écoles de design & métiers d’art » ;
Catherine Geel, « Écrits de designers… Le cas européen à partir des années 1960 et un exemple : Alessandro Mendini » ;
Armand Hatchuel, « Quelle analytique de la conception ? Parure et pointe en design » ;
Jean Schneider, « [Des]ordre[s] du discours » ;
Ruwen Ogien, « La place du design dans la conception « juridique » de l’art » ;
Françoise Sackrider, « Enjeux économiques et modalités d’intégration du design » ;
Vincent Beaubois, « Gilbert Simondon : technicité, design, culture » ;
Boris Groys, « Le devoir de l’autodesign » ;
Pierre-Damien Huyghe, »Design et existence » ;
Edith Heurgon, « Design et prospective du présent pour co-construire des futurs souhaitables » ;
Mickaël Erlhoff, « Le design, une immédiateté médiatrice » ;
Jean-Louis Fréchin, « Pour le design du numérique » ;
Bernard Stiegler, « Du design comme sculpture sociale » ;
Olivier Assouly, « Le design comme esthétique de la réception » ;
Benoît Heilbrunn, « Le marketing à l’épreuve du design » ;
Slavoj Zizek, « Le design comme idéologie ».

VilemFlusserPetitePhilosophieDuDesign
Vilém Flusser, Petite philosophie du design
Circe, 2002.
« Ce livre défend une thèse provocante : notre avenir, écrit Vilém Flusser, sera avant tout affaire de  » design « . En effet, le design représente la confluence d’idées nouvelles empruntées à la science, à l’art, à l’économie et à la politique. C’est de façon apparemment toute naturelle que des éléments hétérogènes s’y combinent en un réseau complexe de relations. Dans des essais, des conférences, de courts textes en prose, Flusser étudie la situation actuelle et le style de l’époque à venir, son design. L’éventail est largement ouvert : ce volume comporte des réflexions sur les plans de câblage des ordinateurs et la fin des villes, des remarques sur la forme à donner aux fusées et aux parapluies. Il rassemble les textes de Vilém Flusser sur le design : considérations d’ordre phénoménologique sur notre environnement quotidien qu’il domine, gloses ironiques sur des objets et scénarios d’avenir, empreints d’une noire cruauté. »

Mise en page 1
Hal Foster, Design et crime
Les prairies ordinaires, 2008.
« Compte-rendu polémique des rapports incestueux qu’entretiennent la culture et le capitalisme contemporains, cet ouvrage s’intéresse plus particulièrement aux évolutions récentes du statut culturel du design et de l’architecture, ainsi que de l’art et la critique. (…) nous vivons dans un circuit sans fin de production et de consommation [où] l’étalage ou l’exposition joue un rôle essentiel, ainsi que le design et l’architecture. Certaines idées de la critique ont en revanche perdu de leur force et de leur substance. À tel point qu’on peut se demander si le sujet « construit » du postmodernisme n’est pas devenu le « sujet désigné » du consumérisme. Et si le champ étendu de l’art de l’après-guerre ne s’est pas transformé en espace administré du design contemporain.
(…)
Mais au delà des possibilités critiques du temps présent, c’est bien « une insatiable prédilection pour l’alternative » qu’il s’agit de promouvoir. » (Extrait du texte de quatrième de couverture).

DavidHarveyCapitalismeDroitVille
David Harvey, Le capitalisme contre le droit à la ville. Néolibéralisme, urbanisations, résistances, Éditions Amsterdam, 2011.
« Que peut bien vouloir dire le « droit à la ville ? » »
Cette interrogation est indissociable d’une multitude d’autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? À quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ?
Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d’accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c’st un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs fondamentaux. C’est aussi un droit plus collectif qu’individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d’urbanisation. » (Extrait du texte de quatrième de couverture).

MattHernCommonGroundLiquidCityMatt Hern, Common Ground in a Liquid City : Essays in Defense of an Urban Future, AK Press, 2010.
« Si nous voulons préserver ce qu’il reste du monde naturel nous devons arrêter d’en abuser. Les villes sont la meilleure chance qu’il nous reste pour un futur viable… mais seulement si elles restent des espaces vibrants et dynamiques déployés par des millions de gens qui agissent ensemble et non par des plans directeurs.
Dans un monde où les flux d’argent, les emplois, les individus sont largement déterminés par les caprices du capitalisme mondial, ce livre offre un point de vue renouvelé sur l’importance du lieu dans un futur urbain. En partant de la connaissance de sa ville natale, Vancouver, l’auteur a parcouru le monde à la recherche d’éléments qui pourraient rendre nos villes habitables. Il rassemble, au fil de son voyage, des images très différentes du renouvellement urbain, là où le lieu retrouve son goût et son odeur, là où les villes existent pour autre chose que des opportunités d’investissement fades. » (Trad. partielle de la quatrième de couverture).

PierreDamienHuyghePhilosophieDuBauhaus
Pierre Damien Huygue, Art et industrie. Philosophie du Bauhaus,
Circé, 1999.
« Cet essai tente, à partir de l’élaboration d’un concept philosophique d’industrie, de montrer comment [les textes d’artistes ayant travaillé au sein du Bauhaus – Gropius, Kandinsky, Klee, Mies van der Rohe, Moholy-Nagy] nous aident à penser les valeurs de la technique et de l’art à l’époque contemporaine » (Extrait du texte de quatrième de couverture).

RemKoolhaasJunkspace
Rem Koolhaas, Junkspace. Repenser radicalement l’espace urbain,
Payot, 2011.
3 essais :
Bigness. Ou le problème de la grande dimension.
« De toutes les catégories possibles, il ne semble pas que celle de Bigness mérite un manifeste ; peu considérée comme un enjeu intellectuel, elle est apparemment en voie d’extinction – comme les dinosaures – parce qu’elle est lourde, lente, raide et difficile. Mais en réalité, seule la Bigness instaure le régime de la complexité qui sollicite la pleine compréhension de l’architecture et des domaines qui y sont liés. »
La ville générique.
« Les villes contemporaines sont-elles, comme les aéroports contemporains – « toutes les mêmes » ? Peut-on théoriser cette convergence ? Et, si c’est le cas, vers quelle configuration finale tend-elle ? La convergence n’est possible que si l’on se débarrasse de l’identité. Ce qui est généralement considéré comme une perte. Mais à l’échelle à laquelle cela se joue, cela doit avoir une signification. Quels sont les inconvénients de l’identité et, inversement, quels sont les avantages de l’impersonnalité ? Et si cette homogénéisation apparemment accidentelle – et généralement déplorée – était un processus intentionnel, un mouvement conscient, de la différence vers la ressemblance ? Et si nous étions les témoins d’un mouvement mondial de libération : « À bas le caractère ! » Que reste-t-il une fois que l’identité a été abandonnée ? Le Générique ? »
Junkspace
« Ce que la modernisation a construit (…), ce n’est pas l’architecture moderne mais le Junkspace. Le Junkspace est ce qui reste une fois que la modernisation a accompli son oeuvre ou, plus précisément, ce qui coagule pendant que la modernisation suit son cours : sa retombée. »

EzioManziniWhenEverybodyDesigns
Elio Manzini (trad. Rachel Coad), Design, when everybody designs. An Introduction to Design for Social Innovation, MIT Press, 2015.
Dans un monde en évolution, chacun d’entre nous fait du design. Ces projets génèrent parfois des solutions nouvelles et convergent parfois vers des objectifs communs réalisant ainsi des transformations à plus grande échelle. Nous sommes les témoins d’une vague d’innovations sociales d’où se déploie un processus de design collaboratif vaste et ouvert dont émergent de nouvelles solutions et de nouvelles significations.
Manzini met en évidence les relations entre un « design diffus » (celui pratiqué par tout le monde) et un « design expert » (pratiqué par les designers et professionnels du design). Il cartographie ce que ces derniers peuvent faire pour déclencher et encourager des transformations sociales significatives à partir de formes émergentes de collaboration. (d’après le texte de présentation de l’ouvrage sur le site du MIT press).

AlexandraMidalDesignIntroDiscipline
Alexandra Midal, Design. Introduction à l’histoire d’une discipline
Pocket, 2009
« (…) Il s’agit d’abord de faire vivre l’histoire en démantelant le principe d’une évolution cohérente et exhaustive du design. N’est-il pas temps de remettre en question les diktats de la technicité moderniste et capitaliste, (…) pour faire valoir également la dimension conditionnelle et non déterministe de son histoire ? Ensuite, en se consacrant aux débats d’idées qui l’agitent depuis ses origines tumultueuses jusqu’à nos jours, cette histoire nécessaire procède d’une hypothèse postulant que le design s’est configuré par lui-même et pour lui-même, et qu’il a su poser les bases d’une discipline autoréférencielle et autonome. » (Extrait de l’introduction, Alexandra Midal.

OlivierMonginLaConditionUrbaine
Olivier Mongin, La condition urbaine. La ville à l’heure de la mondialisation,
Seuil, 2005.
« Avec la mondialisation, nous voilà projetés dans l' »après-ville », dans le « post-urbain ». En Europe, nous étions habitués à voir la ville comme un espace circonscrit dans lequel se déroule une vie culturelle, sociale, politique rendant possible une intégration civique des individus… Nous voici maintenant confrontés d’un côté à des métropoles gigantesques et sans limites, et de l’autre au surgissement d’entités globales, en réseau, coupées de leur environnement. La reconfiguration en cours suscite l’inquiétude : allons-nous assister au déclin irrémédiable des valeurs urbaines qui ont accompagnés l’histoire européenne ? La fragmentation et l’étalement chaotique vont-ils inéluctablement l’emporter ? Sommes-nous condamnés à regretter la polis grecque, la ville de la Renaissance, le Paris des Lumières, et les grandes villes industrielles du XIXè siècles ? » (Extrait du texte de quatrième de couverture).

LewisMumfordLaCiteATraversHistoire
Lewis Mumford, La cité à travers l’histoire,
Édition originale : 1961, dernière édition révisée par l’auteur : 1989
Version présentée : Agone, 2011.
« Qu’est ce que la cité ? Comment a-t-elle commencé ? Quelles ont été les phases de son développement ? Est-elle destinée à disparaître, ou notre planète se transformera-t-elle en une immense ruche urbaine, ce qui serait, pour les villes individualisées, une autre façon de disparaître ? Les besoins qui conduisirent les hommes vers ce mode d’existence recevront-ils un jour les satisfactions qu’ont pu promettre autrefois Jerusalem, Athènes ou Florence ? Est-il encore possible de construire une cité permettant à l’homme de poursuivre un développement harmonieux ?
Avant de penser un nouveau mode d’existence urbaine, il faut comprendre la nature historique de la cité et l’évolution de son rôle primitif. Nous serons mieux à même alors d’envisager les décisions qui nous incombent. Il nous appartient de diriger nos efforts vers l’accomplissement de la plus profonde valeur humaine ; ou sinon de subir l’automatisme des forces que nous avons déclenchées. » (Extrait du texte de quatrième de couverture)

HaroldGNelsonDesignWayHarold G. Nelson, Erik Stolterman, The design Way, Intentional Change in a Unpredictable World (second edition), MIT press, 2012.
Les humains n’ont pas découvert le feu, ils l’ont désigné. Le design n’est défini ni par des logiciels, ni par des plans ou des choix de polices d’écriture. Quand nous créons de nouveaux objets (technologies, organismes, processus, systèmes, environnements, façon de penser) nous faisons du design. Avec cette vision élargie du design comme hypothèse, les auteurs plaident pour un design qui développe sa propre culture de questionnement et d’action. Ils proposent moins une recette pour la pratique ou la théorie du design qu’une formulation qu’une pensée fondamentale de la culture du design, le « design way ». (d’après le texte de présentation de l’ouvrage sur le site du MIT press)

When we create new things–technologies, organizations, processes, systems, environments, ways of thinking–we engage in design. With this expansive view of design as their premise, in The Design Way Harold Nelson and Erik Stolterman make the case for design as its own culture of inquiry and action. They offer not a recipe for design practice or theorizing but a formulation of design culture’s fundamental core of ideas. These ideas–which form “the design way”–are applicable to an infinite variety of design domains, from such traditional fields as architecture and graphic design to such nontraditional design areas as organizational, educational, interaction, and healthcare design.

VictorPapanekTheGreenImperative
Victor Papanek, The Green Imperative
Thames and Hudson, 1995
« Ce livre affirme que le design a le pouvoir de favoriser une approche plus responsable de l’environnement. Il montre comment chacun, de ceux qui agissent au premier plan du design au consommateur, peuvent contribuer au bien-être de la planète par le design et la technologie. L’ouvrage explore une approche plus spirituelle du design, un design qui répond à des besoins, pas à la satisfaction avide. » (Trad. F.E.)

VictorPapanekDesignForARealWorld
Victor Papanek, Design for the Real World. Human Ecology and Social Change
Thames and Hudson, 1985.
« The developing countries and all the rest of us must cooperate by combining simpler and small-scale approaches with new technologies, which for the first time make decentralized and human-size development feasible. The poor in the developing world, together with the poor and handicapped in the rich nations and with all those of us who must make wiser choices about the tools, systems, and artifacts we make and use, form one global constituency. The challenge lies in together exploring all functions appropriate to the last years of this century. Out of this exciting search for the interplay between beauty, cultures, and design alternatives will comme a new and sensuous frugality. »
« Les pays en développement et le reste du monde doivent travailler ensemble à élaborer des approches combinant simplicité et petite échelle avec les nouvelles technologies, qui pour la première fois rendraient possible un développement décentralisé et à taille humaine. Les pauvres des pays en développement, les pauvres et les handicapés des pays riches, et tous ceux d’entre nous qui devons mieux choisir les outils, systèmes et artefacts que nous fabriquons, formons un groupe d’influence global. Notre défi repose sur l’exploration collective de toutes les fonctions appropriées aux dernières années de ce siècle. C’est de cette recherche passionnante sur les interactions entre une beauté, des cultures et un design autres qu’adviendra une frugalité nouvelle et sensuelle. » (Extrait de la préface à la seconde édition, trad. F.E.)

GeorgesPerecEspacesEspaces
Georges Perec, Espèces d’espaces, Galilée, 2000. (Édition originale, 1974).
La page. Le lit. La chambre. L’appartement (avec le fameux « D’un espace inutile »). L’immeuble. La rue. Le quartier. La ville. La campagne. Le pays. L’Europe. Le monde. L’espace.

GeorgesPerecTentativeEpuisementLieuParisien
Georges Perec, Tentative d’épuisement d’un lieu parisien, Christian Bourgois, 2008. (Édition originale, 1975).
 » (…) ce qui se passe quand il ne se passe rien, sinon du temps, des gens, des voitures et des nuages. »
Le texte intégral est reproduit ici.

MichelRagonHistoireUrbanismeArchitectureModerne1
Michel Ragon, Histoire de l’architecture et de l’urbanisme moderne. T.1, Idéologies et pionniers (1800-1910),
Points, 2010.
« Après la cité antique, la ville médiévale, après l’espace urbain de la Renaissance, le XIXè siècle apporte un nouveau changement. L’architecture et l’urbanisme deviennent les agents et les serviteurs de la révolution industrielle, celle du fer et du charbon, du béton et de l’électricité. Les hommes bâtissent alors de nouvelles villes en un bouleversement de styles et d’habitudes qui prennent parfois les couleurs de l’utopie. » (Extrait du texte de la quatrième de couverture)

MichelRagonHistoireUrbanismeArchitectureModerne2
Michel Ragon, Histoire de l’architecture et de l’urbanisme moderne. T.2, Naissance de la cité moderne (1900-1940),
Points, 2010.
« De l’influence des plasticiens à celle des ingénieurs, de l’urbanisme rationaliste à l’apport des pays nordiques, de l’architecture américaine au développement d’un style international, tout ce qui préside au devenir de la cité moderne et de notre propre environnement est évoqué dans ce deuxième volume. » (Extrait du texte de la quatrième de couverture)

MichelRagonHistoireUrbanismeArchitectureModerne3
Michel Ragon, Histoire de l’architecture et de l’urbanisme moderne. T.3, De Brasilia au post-modernisme (1940-1991),
Points, 2010.
« Traçant l’atlas de l’architecture au XXè siècle, esquissant une sociologie de l’urbanisme, ne ménageant pas réserves et critiques à l’égard des bâtisseurs de notre décor quotidien, ce livre rend aussi justice aux grands créateurs de notre époque. L’auteur brosse (…) le tableau vivant des méthodes, des moyens, des échecs et des rêves dont l’homme se sert pour construire ses cités et tenter d’y vivre. » (Extrait du texte de la quatrième de couverture)

Poetique de la ville_Poetique de la ville
Pierre Sansot, Poétique de la ville,
Payot, 2004.


SaskiaSassenLaVilleGlobale
Saskia Sassen, La ville globale. New-York, Londres, Tokyo,
Les Urbanités, 1996.

CamilloSitteArtBatirVilles
Camillo Sitte, L’art de bâtir les villes,
« Si, dans l’ensemble, on peut constater une reconnaissance unanime des réalisations de la technique en ce qui concerne les transports, la mise en valeur judicieuse des terrains à bâtir et, surtout, les améliorations de l’hygiène, on doit en revanche signaler une réprobation presque aussi unanime, (…), des échecs de l’urbanisme moderne en matière d’art.
(…)
Il nous a donc semblé opportun de tenter d’étudier un certain nombre de belles places et d’ordonnancements urbains du passé, afin de dégager les causes de leur effet esthétique. Car, ces causes une fois connues avec précision, il serait possible d’établir une somme de règles dont l’application devrait permettre d’obtenir une somme de règles dont l’application devrait permettre d’obtenir des effets analogues et tout aussi heureux. » (Extrait de l’avant-propos, Camillo Sitte)

NicolesSoulierReconquerirLesRues
Nicolas Soulier, Reconquérier les rues,
Les éditions Eugen Ulmer, 2012


StephaneVialCourtTraiteDesign
Stéphane Vial, Court traité du design,
PUF, 2010.


StephaneVialEtreEcran
Stéphane Vial, L’être et l’écran. Comment le numérique change la perception, PUF, 2013.
« Comme le dit Pierre Lévy dans sa préface et comme le montre ce livre, « la révolution numérique ne concerne pas tant les apparences, ou l’observable, que le système organisateur de nos perceptions, de nos pensées et de nos relations, leur nouveau mode d’apparition ». La révolution numérique n’est pas seulement un événement technique, mais un événement philosophique majeur, qui modifie nos structures perceptives et reconfigure notre sens du réel.
Les techniques, en effet, ne sont pas seulement des outils, ce sont des structures de la perception. Elles conditionnent la manière dont le monde nous apparaît et dont les phénomènes nous sont donnés. Depuis près d’un demi-siècle, les technologies numériques nous apportent des perceptions d’un monde inconnu. Ces êtres qui émergent de nos écrans et de nos interfaces bouleversent l’idée que nous nous faisons de ce qui est réel et nous réapprennent à percevoir.
Quel est l’être des êtres numériques ? Que se cache-t-il derrière le terme trompeur de “virtuel » ? Que devient notre être-dans-le-monde à l’heure des êtres numériques ? Le temps est venu d’analyser « l’ontophanie numérique » dans toute sa complexité. La prétendue différence entre le réel et le virtuel n’existe pas et n’a jamais existé. Nous vivons dans un environnement hybride, à la fois numérique et non-numérique, en ligne et hors ligne, qu’il appartient aux designers de rendre habitable. » (Présentation sur le site de l’auteur, http://www.etre-et-ecran.net)

MartijnDeWaalTheCityAsInterface
Martijn de Waal, The City as Interface. How New Media Are Changing the City.
nai010 Publishers, 2010
« Digital and mobile media are changing the way urban life takes shape and how we experience our built environment. On the face of it, this is mainly a practical matter: thanks to these technologies we can organize our lives more conveniently. But the rise of ‘urban media’ also presents us with an important philosophical issue: How do they influence the way that the city functions as a community?  »
« Les technologies numériques mobiles changent les modes de vie urbain, la façon dont ils se forment et l’expérience que nous avons de l’environnement bâti. Ce constat relève en premier lieu de faits pratiques : grâce à ces technologies, notre vie devient plus commode. Mais l’arrivée des « médias urbains » pose aussi une question d’ordre philosophique : comment influencent-ils la façon dont la ville fonctionne en tant que communauté ? » [trad. F.E.]
[http://www.thecityasinterface.com]