Archives de catégorie : Muséographie

Recherche documentaire sur le thème de la Muséographie interactive

Recherche documentaire sur le thème de la Muséographie interactive

Productions

Atelier 144 / La fabrique d’arts numériques / catégorie Réalisations / Installations muséographiques.
http://www.atelier144.com/fr/realisations-scenographie-multimedia-audioguide-installation-interactive-production-audiovisuelle/
Des réalisations spécifiques pour expositions temporaires / permanentes.
3 grands types de réalisations : formes sonores et visuelles immersives / dispositifs de gestion de contenus mobiles / dispositifs de gestion de contenu fixes (tours tactiles).
En focus :
À suivre, la réalisation des dispositifs audiovisuels et multimédias de l’exposition permanente du Musée des Confluences (Lyon).
Pour les expos permanentes :
à retenir les grands principes suivants :
– pouvoir diffuser une multiplicité de contenus sur des supports de diffusion / dans des espaces restreints ;
– adapter les contenus au public (langue, âge…) ;
– proposer des contenus audio sans gêner les autres visiteurs ;
– prolonger le temps et l’espace de la visite.
Voir :
– le dispositif réalisé pour l’exposition Great Black Music à la Cité de la Musique (2014) : application Androïd installée sur des smartphones prêtés à l’entrée de l’exposition permettant de prolonger la visite de l’expo. L’application permet de récupérer / réécouter chez soi des morceaux découverts pendant la visite de l’exposition.
– les dispositifs multimédias pour l’expo permanente du Memorial de la shoah de Drancy (tablette numérique équipée d’une application)

Visites d’expositions : « On Air »

« On Air »
Carte blanche à Tomas Saraceno
Palais de Tokyo, Paris
17 octobre 2018 – 6 janvier 2019

« L’exposition ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement, accueillant une chorégraphie à plusieurs voix entre humains et non-humains, où les oeuvres révèlent les rythmes et trajectoires communs, fragiles, et éphémères qui unissent ces mondes. ON AIR se construit grâce à la multitude de ces présences, animées et inanimées, qui y cohabitent. »

Commissaire d’exposition : Rebecca Lamarche-Vadel

Ce article est consacré à la muséographie des expositions. Donc pas de critique du contenu lui-même mais de « légers » commentaires sur la mise en espace supports à nos rencontres en cours.
Cette exposition est un paradoxe spécifique : salles plongées dans le noir assez total, expositions d’objets extrêmement fragiles (toiles d’araignées), une salle très « scénographiée » pour évoquer une dimension spatiale (aux deux sens du terme), une salle où les visiteurs sont immergés (10 à la fois donc planning nécessaire) dans un dédale de cordes, actionnables pour émettre un son réalisé en collaboration…
Revue d’images :

Salle entièrement dans le noir avec éclairage « dramatisé » des toiles d’araignées non protégées – Photo RK
Vitrines éclairées dans salle noir – Photo RK
Salle très claire avec accrochage au mur particulier – photo RK
Disposition écran et sièges – Photo RK
Salle sur les conséquences spatiales – Photo RK
Salle pénétrable – Photo RK
Seconde salle immersive dédiée aux questions aériennes – Photo RK

>>> retour vers l’article muséographie
>>> vers l’article suivant Visites d’expositions « … » à venir

Visites d’expositions : carte blanche à JR

Maison Européenne de la Photographie
Exposition « carte blanche à JR »
07.11.18 – 10.02.19

JR est un artiste fort engagé politiquement qui réalise des projets à l’échelle de la ville à partir de photographies collées sur les bâtiments et d’installations qui jouent sur la perception, l’échelle… Pas seulement mais les autres exemples sont dans les photographies ci-dessous. Cette exposition (dans un bâtiment du XVIIIème siècle superbe mais doté de petites salles) retrace un grand nombre de ses projets, dont plusieurs monumentaux. Elle interroge donc la fonction des documents, de reportages quelquefois, par rapport au travail lui-même.

NB : Hôtel Hénault, hôtel particulier construit en 1706 et rénové et agrandi par le cabinet d’architecte Yves Lion – Voir plus sur Wikipedia.
Site de l’atelier d’architecture Yves Lion et associés

« Eyes on boat, 1455 conteneurs » 2018
Maquette animée – Photo RK
Première installation pour l’exposition – Photo RK
Partie rétrospective de l’exposition, photos réalisées par JR – Photo RK
Photo reportage sur la destruction d’une intervention – Photo RK
« 28 millimètres, portrait d’une génération B11, destruction n°2, Montfermeil France » 2013- Grand tirage argentique installé dans une pièce sombre – Photo RK
« Eyes contact n° 71 » 2018, trains électriques animés et rail – Photo RK
Installation in situ rendant compte du travail à Rio de Janeiro – RK
« 28 millimètres, Women are heroes, femme allongée sous la pluie, France » 2010- Photo RK
Association entre image de l’intervention en milieu urbain et documents préparatoires – Photo RK
Intervention in situ dans la station de métro la plus proche du lieu de l’exposition – Photo RK

>>> retour vers l’article muséographie
>>> vers l’article suivant Visites d’expositions « On Air », Carte blanche à Tomas Saraceno, Palais de Tokyo, 2018-2019″

Visites d’expositions : « Architecture, un défi sans fin »

Exposition rétrospective consacrée à Tadao Ando, Centre Georges Pompidou, Paris, 10 octobre 2018 – 31 décembre 2018
« Architecture, un défi sans fin »
Commissaire : Mnam/Cci, F. Migayrou

>>> voir plus d’informations sur le site du Centre Pompidou

Commentaire muséographique : une exposition d’architecture, avec de très nombreux documents sur de multiples supports (textes, images, dessins, maquettes à plusieurs échelles, vidéos), dans un espace unique. Malgré quatre thèmes annoncés (la forme primitive de l’espace, le défi de l’urbain, la genèse du projet et le dialogue avec l’histoire), l’exposition est scandée par chaque projet de Tadao Ando et de ce fait assez touffue. Au risque parfois de la surabondance, voire d’une trop grande densité.

Entrée de l’exposition avec le texte d’annonce général et une bibliographie. Catalogue de l’exposition sur socle à gauche de l’image. Photo RK

Suivent trois images de l’espace général de l’exposition avec un secteur réservé (derrière l’arche) à un projet d’aménagement comprenant plusieurs villas. Examiner les rapports entre documents matériels (maquettes, dessins) et les projections vidéo. Questions de lumière, d’interactions entre les deux types

Photo RK
Photo RK
Photo RK

Deux images montrant l’ensemble des documents de présentation pour chaque projet.

Photo RK
Photo RK

Une question plus embarrassante autour d’une vidéo sur écran qui retrace un long entretien avec Tadao Ando placé au milieu de l’exposition et doté en regard seulement d’un banc. Il s’agit d’un document majeur de l’exposition d’où ce groupe agglutiné tant bien que mal.

Photo RK

>>> retour vers l’article muséographie
>>> vers l’article suivant Visites d’expositions « « Carte blanche à JR », Maison Européenne de la Photographie, 2018-2019 »

Rudy Ricciotti : Musée des Civilisations d’Europe et de Méditerranée

Intervenant : Ronan Kerdreux
Musée des Civilisations d’Europe et de Méditerranée dit MUCEM, Marseille, 2002-2013
Architecte : agence Rudy Ricciotti

Image Gérard JULIEN/AFP présente sur le site http://www.europe1.fr/economie/marseille-le-mucem-une-reussite-a-l-avenir-incertain-2370499 consulté en mars 2018

Les arguments avancés par Rudy Ricciotti pour accompagner le projet du Mucem sont pour ceux que je connais essentiellement d’ordre historiques et urbains. Un face à face avec l’histoire de Marseille, un dialogue avec le Fort Saint-Jean construit à l’origine plus pour surveiller Marseille que pour la défendre contre un envahisseur inconnu, une revendication méditerranéenne voire provençale, provinciale, métaphorique, un contexte fort et complexe… Je crois qu’il en parle mieux que moi (c’est heureux !) :

« À la massivité du Fort répond la dématérialisation du MuCEM. Ce dernier est amical avec le Fort Saint-Jean. Il est mat, sans les stigmates de la néo-modernité ni les signes névrotiques de la déconstruction. Il refuse les affirmations esthétiques de l’hégémonisme international. Il est plutôt osseux, féminin, fragile et même maniéré. Il est provincial, localisé, provençal, contextuel.

La circulation extérieure par rampes périphériques au musée procède du mouvement de la zigourat et devient cheminement long et initiatique conduisant à la terrasse reliée au Fort Saint Jean par une passerelle. La nature de ce projet relève de l’archétype ancien. C’est une linguistique irrationnelle du point de vue de la dictature fonctionnaliste. La peau et les os, la maigreur structurelle, l’absence de reflet et de matité, renvoient à la métaphore de l’espace méditerranéen. La Méditerranée est un voyage mental et non un extrait de naissance. C’est par croyance que ce musée se situe au sud.

La filiation avec une mémoire orientaliste lointaine marque le MuCEM. Par ses différents filtres solaires, il porte ses ombres sur la figure. Enraciné dans son contexte, il est la présence emblématique de l’Etat républicain à Marseille et une main tendue à la cité phocéenne rebelle. Cet édifice se reconnaîtra latin, dans un paysage minéral et méditerranéen, dans ses intuitions contextuelles. »

Texte complet présent à l’adresse http://www.academie-des-beaux-arts.fr/lettre/minisite_lettre72/Deux_villes_deux_musees.html

Image sur le site https://culturebox.francetvinfo.fr/scenes/bordeaux-aura-sa-grande-salle-de-spectacles-signee-ricciotti-146987 indiquée Anne-Christine Poujoulat/AFP.
Rudy Ricciotti sur une des passerelles du Mucem

Photo accompagnant un article de Mariella Coste / France 3 sur le site https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-football-s-expose-au-musee-1345905.html consulté en mars 2018

>>> retour vers la page une brève histoire des musées

Visites d’expositions : « La belle vie numérique ! »

Fondation EDF, Paris
« La belle vie numérique ! »
17 novembre 2017 – 18 mars 2018

Commissaire : Fabrice Bousteau
Coordination artistique et scénographie
Lef Kazouka, coordination et scénographie
Nadège Lécuyer, contenu artistique
Jean-Baptiste Lepeltier, design pour la Société Molle, Paris
Graphisme et signalétique : Prototype, Paris
Conception lumière : Jean-François Touchard
Construction : Le Monde du Décor

Exposition « physique » qui se poursuit en ligne, exposition virtuelle par LaTurbo Avedon (turboavedon.com), sur Instagram avec Amalia Ulman (instagram.com/amaliaulman), sur le compte Instagram de la Fondation EDF, avec Encoreunestp (instagram.com/encoreunestp) et NOTITWEETY

Collecte des adresses mail via un concours pour gagner le catalogue de l’exposition.

Visite Ronan Kerdreux
Une exposition fort bien organisée, comme souvent à la Fondation EDF, une approche avec un peu de recul sur les questions numériques et la manière dont elles ont fait irruption à la fois dans notre vie et dans le monde de l’art. Cela autorise un panorama assez lâche et de ce fait avec des surprises et bien-sûr des regrets, mais c’est plus que normal avec une telle ouverture au départ.
Bien que je n’ai pas vraiment compris les deux parcours, annoncés comme coloré et sensible, la promenade est agréable et les œuvres accrochées respirent sans se nuire malgré la relative exiguïté de l’espace. L’installation de Marie-Julie Bourgeois composée de ciels saisis sur des webcam autour du globe est assez fascinante à mon avis.

Graphisme des « têtes de chapitre » – Image à droite Sériès et Sériès
Etiquette questions posées par le travail ou les travaux d’un auteur, ici Sériès et Sériès
Disposition articulant photo toute hauteur et écran. Ces dispositions rapprochant une image imprimée et un écran (luminescent par définition) pose toujours des questions d’adaptation de l’oeil
Espace central de l’exposition, de double hauteur et qui sert de rotule d’orientation et d’espace pour se retrouver lors d’une visite où le groupe se disperse
Dans l’espace central, installation de Marie-Julie Bourgeois
Espace au sous-sol, traitant d’une question thématique
Couloir coloré au sous-sol (un des deux parcours proposé est un parcours coloré)
Premier étage : traitement graphique d’un thème
Espace consacré au travail de Matteo Nasini
Idem
Idem
Guides du visiteur avec deux hypothèses de parcours
Idem verso

>>> retour vers l’article muséographie
>>> vers l’article suivant Visites d’expositions « Rétrospective Tadao Ando », Centre Georges Pompidou, Paris, 2018

Visites d’expositions : « Globes »

Cité de l’Architecture et du Patrimoine – Paris
« Globes, architecture & sciences explorent le monde »
Exposition du 10 novembre 2017 au 26 mars 2018

Commissaire : Yann Rocher
Textes : Dylan Collins, Marie-Hélène Contal, Jean-François Pousse
Parcours multimédia : Hervé Bérenger
Modélisation 3D : Guillaume Coupez assisté de Alexandre Atamian, Elsa Lebrun et Ava Rastegar

Images de scénographie, RK

Lunettes de réalité virtuelle
Etiquette
à compléter

>>> retour vers l’article muséographie
>>> article suivant « visite d’exposition La Belle Vie Numérique »

Muséographie

Ronan Kerdreux

Définitions

La muséographie organise la rencontre entre le/les publics et les contenus exposés (œuvres, données et explications scientifiques, valorisations historiques, ethnographiques… ).
Elle prend en compte les règles des établissements recevant du public (ERP), ainsi que celles spécifiques aux musées : conservation préventive des collections, sûreté des objets, sécurité des personnes, gestion des flux de visiteurs, de l’accessibilité aux personnes handicapées, etc.

Le muséographe est à distinguer du muséologue, qui, en France et en français, analyse l’activité, l’organisation et l’histoire des musées et des expositions (généralement inscrit dans le milieu universitaire).

Dans un musée, pour une exposition permanente ou temporaire, ou dans un centre d’interprétation, la muséographie concerne ce qui a trait aux contenus du parcours de visite et aux modalités de la médiation de ces contenus avec les visiteurs.
Le (ou la) muséographe élabore, définit, conçoit tout ceci. La mission de muséographie repose sur ses compétences. Cela peut aller de la définition éditoriale à la recherche documentaire, de l’écriture des textes (à discuter) à l’invention des dispositifs de médiation et au suivi de leur réalisation, de la définition des budgets à la coordination générale du projet après consultation des entreprises.

Citation extraite du site http://les-museographes.org

Maître d’œuvre en muséographie
Personne qui un projet en réponse à un Programme Scientifique et Culturel, puis assure la mise en oeuvre et le suivi de cette réponse jusqu’à la réception des travaux. L’étape de conception se traduit par la création – en accord avec le comité scientifique et le maître d’Ouvrage – d’un contenu discursif adapté à la déambulation et la monstration. Ce contenu discursif est ensuite traduit en dispositif spatial qui répond à des critères esthétiques, cognitifs, fonctionnels, financiers, organisationnels, etc.
Rappelons que le PSC (Programme Scientifique et Culturel) est un document programmatique qui induit des contenus et des parcours intellectuels mais ne peut se confondre avec le script de visite.
Et que le Maître d’Oeuvre est le professionnel qui conçoit le projet (architecte, designer…) alors que le Maître d’Ouvrage est le client (promoteur, propriétaire, musée, collectivité territoriale…).
http://www.metapraxis.fr/recherche_glossaire.html

Muséographe / scénographe

Le muséographe indique les stratégies de valorisation scientifique et culturelle et de médiation des collections d’une collectivité en regard du contexte et des publics, il traduit les désidératas scientifiques, organise les contenus dans une trame narrative, le scénario de l’exposition, propose les dispositifs à développer (hiérarchisation des niveaux de lecture, etc.), rédige parfois les textes de l’exposition. L’ensemble de ces éléments constitue le programme muséographique qui peut se décomposer en plusieurs phases (Esquisse / APS / APD muséographiques) dans le cadre d’un dialogue avec l’ensemble des personnes et des métiers qui interviennent pour la réalisation.
Le scénographe, si ce rôle est distinct de celui du muséographe, traduit dans l’espace le programme et gère les corps de métiers appelés à intervenir dans la réalisation (ingénieurs structure et installations techniques, ingénieurs ou entreprises de contrôle pour la sécurité, spécialistes de l’éclairage naturel et artificiel, graphistes, signaléticiens et cartographes, spécialistes des techniques multimédia, scénaristes de contenus multimédia, designers de manips et autres outils pédagogiques interactifs, économistes de la construction, spécialistes de conservation préventive, socleurs, etc.)
Hubert Le Gall : la scénographie de l’exposition « Pierre Bonnard. Peindre l’Arcadie. »

« Le musée du Louvre-Lens, une scénographie inédite »

La scénographie de l’exposition, Philippe Maffre, Exposition Picasso, Matisse, Dubuffet, Bacon… Les modernes s’exposent au musée des Beaux-Arts de Lyon, 2009-2010

Muséographie / expographie

Lorsqu’il s’agit de la réalisation d’une exposition temporaire, on parle parfois d’expographie.

Expographie : pour l’instant l’acception est en train de se stabiliser mais elle reste floue. Par expographie, on entend une insertion ergonomique de nouvelles technologies dans le musée ou l’exposition. Si la muséographie rend explicite le discours des objets, l’expographie trouve une définition dans l’intégration et l’assemblage de médias (tels que films, multimédia, panneaux graphiques, bandes sonores, manipulations…), souvent avec une dimension éphémère.
http://www.metapraxis.fr/recherche_glossaire.html

Muséographie / muséologie

La muséologie est consacrée à l’étude de l’institution et de sa fonction sociale.
La muséographie est chargée des aspects opératoires tels que l’architecture, les installations, l’organisation des musées.
Pour compliquer encore un peu la chose, en Belgique, en Suisse et au Canada francophone, le terme « muséologue » est employé pour le muséographe.

Bibliographie

à venir

>> vers l’article « contextes, définitions du musée

Vers les articles visites d’expositions
>>> « Globes, architecture & sciences explorent le monde », Cité de l’Architecture et du Patrimoine, 2017-2018
>>> »La Belle Vie Numérique » Fondation EDF, 2017-2018
>>> Rétrospective Tadao Ando, Centre Georges Pompidou, Paris, 2018
>>> « Carte blanche à JR », Maison Européenne de la Photographie, 2018-2019
>>> « On Air », Carte blanche à Tomas Saraceno, Palais de Tokyo, 2018-2019