Une brève histoire des musées… en chantier

Ronan Kerdreux
NB : François Bazzoli, historien de l’art contemporain, m’a beaucoup aidé dans la préparation des cours devant les étudiants qui sont ici schématiquement retracés. Il m’a également transmis quelques photographies rares. Je l’en remercie vivement.

>> lien vers l’article « muséographie »
>> lien vers « les contextes, définition du musée »
>> lien vers « les acteurs institutionnels du musée »

le Mouseîon d’Alexandrie (280 av. J.-C.)

Le mot musée vient du grec museion, « temple consacré aux Muses » (divinités des arts).
Le Muséion était à l’origine un sanctuaire, célébré comme une des deux retraites des muses (avec le Mont Parnasse). Il était bâti sur le Mont Helicon, près de la cité de Thespies.

Claude Lorrain, Apollon et ses muses sur le Mont Hélicon, 1680, huile sur toile, 98x135cm, Museum of Fine Arts Boston
Image sur le site https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Claude_Lorrain_Apollo_Muses.jpg
Évocation de la bibliothèque d’Alexandrie sur une gravure du XIXe siècle
wikipedia.org

Le premier « musée » est construit à Alexandrie par Ptolémée Ier Sôter (grec-successeur d’Alexandre le Grand, fondateur d’Alexandrie). C’est un sanctuaire et un foyer de recherches intellectuelles comprenant une grande salle de colloques, des portiques, et un cénacle pour les repas. Y est installée la première collection d’œuvres d’art.
Du IIIe au Ier siècle av. J.-C., il héberge surtout un collège d’érudits, pensionnés par le mécénat royal pour se consacrer à l’étude. Les savants qui le fréquentent (philosophes péripatéticiens, philologues, mathématiciens, astronomes, géographes, poètes) peuvent utiliser une bibliothèque (la fameuse Bibliothèque d’Alexandrie, sans doute même bâtiment), ainsi que les jardins botaniques et zoologiques, l’observatoire astronomique ou le laboratoire d’anatomie. Avec l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie, le monument museion disparaît et avec lui, les pratiques qu’il abrite.
A ce propos, les avis divergent semble-t-il (pour le profane que je suis) sur la date et l’auteur de cette destruction (guerre entre César et Pompée (env. 50 av. J.-C.) ; massacres par l’empereur Caracalla (215) ; conflit entre Aurélien et Zénobie de Palmyre (IIIe siècle) ; conflits entre paganisme et christianisme (IVe/Ve siècles) ; conquête arabe (642) ; séismes et raz-de-marées entre 115 et 630…).

Nb : philosophes péripatéticiens : école philosophique fondée par Aristote en -335 à Athènes.Son nom vient du grec ancien peripatetikós (περιπατητικός, « qui aime se promener »), Aristote enseignant à des élèves en marchant.

Les cabinets de curiosité

Les cabinets de curiosités étaient des pièces, parfois des meubles, propriétés de riches particuliers, où étaient entreposés et exposés des « choses rares, nouvelles, singulières ». L’objectif était de faire découvrir le monde, de mieux le comprendre, ou de confirmer des croyances de l’époque (on pouvait y voir des restes d’animaux mythiques, des cornes de licorne…).

Frontispice de Musei Wormiani Historia montrant l’intérieur du cabinet de curiosités de Worm.
Domaine public, commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=471746

Bien que souvent objets d’autopromotion pour leur propriétaire et malgré la présences d’objets « fantastiques », les cabinets de curiosités marquèrent une étape vers une appréhension plus scientifique du monde. Apparus à la Renaissance en Europe, leurs collections, souvent ouvertes à la visite, formèrent par la suite le noyau des musées, muséums et jardins botaniques.
Voir le site https://curiositas.org/

NB : la Renaissance est une période (XIV°, XV° et XVI° siècles) de redécouverte de la littérature, de la philosophie et des sciences de l’Antiquité, qui a pour point de départ Florence en Italie.
On parle de Pré-Renaissance pour les XIIIe et XIVe siècle.
Lorsqu’on parle de Renaissance artistique, les références de l’époque ne sont plus moyenâgeuses mais issues d’une antiquité gréco-romaine plus ou moins étudiée à partir des vestiges disponibles, plus ou moins rêvée voire fantasmée.

L’émergence du musée

Les offices, (1560 – 1580) furent transformés en galerie privée par la famille régnante de Florence, les Médicis.
Image sur https://www.florence-museum.com/fr/ consulté en oct 2017

C’est à la Renaissance, notamment en Italie, qu’on nomme ainsi des galeries où sont réunis des objets d’arts.
Le mot musée reste (sous sa forme latine, museum) un lieu habité par les Muses.
Johan Zoffany : Tribuna of the Uffizi, 1772 – 1777
huile sur toile 123,5 × 155 cm
Queen’s gallery
Google Art Project
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Johan_Zoffany

Les princes italiens sont les premiers à envisager l’idée d’une collection de tableaux et de sculptures, rassemblés à l’intérieur des cours et des jardins, puis dans les galeries (large couloir reliant un bâtiment à l’autre). Ils associent les notions d’œuvre d’art, de collection et de public (il ne concerne que des invités des princes), préfigurant ainsi le concept de « musée des arts ».
Voir les galeries Doria à Gènes, Este à Modène, Gonzague à Mantoue, Farnèse et Borghèse à Rome…
Galerie Doria-Pamphilj, XVIème siècle, salle du Poussin, source Wikipedia.org, auteur Sailko

Quelques précurseurs français…

1540, Lectoure (Gers) : une vingtaine d’autels tauroboliques, plus quelques stèles mis au jour lors de travaux dans le chœur de la cathédrale sont fixés sur les piliers de la maison commune de 1591 à 1840.
(Le taurobole était un sacrifice destiné à « rendre les divinités propices » au cours duquel on égorgeait un taureau)

1614, Arles : première véritable collection publique d’antiquités romaines dans la maison commune suivie de l’aménagement des Alyscamps en 1784.

1694, Besançon (Franche-Comté) : premier musée public en France ainsi établi par ses statuts.

Révolution française

Deux éléments propices au développement des musées :
1- Montrer au peuple les collections privée du roi, des nobles et du clergé ;
2- Redécouverte de l’antiquité (comme à la renaissance) mais avec une ouverture vers l’orient, Grèce, mais aussi Constantinople ou l’Égypte avec les conquêtes du général Bonaparte (1798).

1- Montrer au peuple une certaine idée de la nation
À Paris, le palais du Louvre est choisi pour devenir un musée en 1793.
(Il y avait eu toutefois une première présentation des « tableaux du Roy » au palais du Luxembourg de 1750 à 1779, où Les visites avaient lieu les mercredi et samedi, sur des créneaux de trois heures. Le futur Louis XVIII fit fermer la galerie en 1780).
Institution publique dès le départ, le musée vise à rendre accessible à tous le patrimoine collectif de la Nation, l’idée du beau et du savoir à travers une sélection d’objets. Le musée montre l’art, mais aussi la science, la technique, l’histoire, toutes les nouvelles disciplines porteuses de progrès et de modernité.

Louis_Beroud : salle Ruben, musée du Louvre,1904.

2- Redécouverte de l’antiquité

Le XIXe siècle voit un retour à l’Antiquité, avec un intérêt pour la route de l’Orient que prennent les chercheurs (débat sur les questions liées à la « mise en musée » d’éléments du patrimoine des pays considérés).
La Grèce est la première destination : dès 1812, le prince héritier du Royaume de Bavière achète des statues et autres fragments dégagés en 1811 du temple d’Égine. Pour les abriter et les exposer au public, il fera construire une « glyptothèque » ou galerie de sculpture, bâtie, dans le style grec, avec un portique à colonne cannelée d’ordre dorique. En 1816, le parlement britannique achète les marbres du Parthénon d’Athènes, qui avaient été démontées et « rapatriées » au Royaume-Uni par Lord Elgin, ambassadeur à Constantinople. Elles trouveront refuge au British Museum, qui venait également d’acquérir les frises du temple d’Apollon de Bassae et qui sera transformé en temple grec en 1823.

British Museum, Egyptian Room
Original steel engraving, drawn by B. Sly, engraved by Radclyffe. 1841. 18,5x14cm..
www.antique-prints.de

La glyptothèque de Munich (musée de sculptures),
architecte Leo von Klenze, 1816-1830
Wikipedia.org

En 1798, le général Bonaparte organise une expédition en Égypte pour combattre la puissance de la Grande-Bretagne en Méditerrané. Il est accompagné de 160 savants, astronomes, naturalistes, mathématiciens, chimistes mais aussi de peintres, dessinateurs ou architectes chargés d’explorer l’Égypte. La conquête militaire s’avère être un échec mais l’expédition scientifique est un succès, à l’origine de l’« égyptomanie », mode de la première moitié du XIXe siècle.

Médinet Habou : vue intérieure du péristyle du palais-Charles-Louis Balzac, entre 1798 et 1812 ; dessin : lavis d’encre, plume et crayon ; 37,1 x 57,8 cm.
Image sur le site http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b105142154

Vallée des Rois : peintures du troisième tombeau à l’est, Henri-Joseph Redouté, entre 1798 et 1812-dessin : aquarelle, gouache et plume ; 56,4 x 42,6 cm
Image sur le site http://gallica.bnf.fr

Pour témoigner des richesses rapportées du pays, est créé en 1826 le musée égyptien du Louvre (aménagement des salles par les architectes Percier et Fontaine), dirigé par Jean-François Champollion, qui déchiffra les hiéroglyphes grâce à la pierre de Rosette (exposée à Londres au British Museum). Les fouilles égyptiennes provoquent également la création du Musée égyptien du Caire en 1863.

Musée égyptien du Louvre 1826 – Image sur le site asso.univ-lyon2.fr consulté en octobre 2017

Enfin, après des expéditions archéologiques en Mésopotamie est créé au Louvre en 1847 le musée assyrien. Parmi les pièces exposées figurent les fameux Taureaux ailés de Khorsabad qui encadrent une porte du musée.
Le Louvre, taureaux ailés assyriens, photo Vania Teofilo https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0), via Wikimedia Commons

Le musée d’art à d’autres fonctions éducatives. Il est le lieu de formation pour les étudiants et les artistes qui ne cessèrent, tout au long du siècle, de « copier » les tableaux de maîtres, à tel point qu’on est obligés de fixer des règles : un même tableau ne peut être copié par plus de trois personnes à la fois par exemple.

Vue de l’intérieur de la grande galerie du Louvre fréquentée par des touristes et des peintres. Gravure publiée par Fisher, Fils & Co., Londres et Paris 1844 – https://commons.wikimedia.org

Hubert Robert, 1796, Galerie du Louvre (merci à FB) :

Hubert Robert

De 1850 à 1900, ce ne sont pas seulement les grands musées qui attirent le public, mais aussi les grandes expositions.
L’utilité sociale du musée public devient de plus ne plus claire et affirmée : « les œuvres du génie appartiennent à la postérité et doivent sortir du domaine privé pour être livrés à l’admiration publique » écrit Alfred Bruyas, ami de Gustave Courbet. Au cours des années 1820, des expositions s’organisent au Louvre, et pas seulement des expositions artistiques. En effet, le XIXe siècle voit l’industrie se développer, et les musées sont également utilisés pour exposer les produits de l’industrie française. Ainsi naissent les écoles de dessins, les expositions universelles et les musées d’art appliqué.

Exposition universelle de Londres, le Cristal Palace de Joseph Paxton, 1851
Image sur le site www.expositions-universelles.fr/ consulté en octobre 2017

>> vers l’article concernant le Cristal Palace de Joseph Paxton

Le premier musée d’art appliqué ouvre en 1852 à Londres, un an après la première exposition universelle. Henri Cole est chargé de former une collection en rachetant pour 5 000 livres, des objets exposés à l’exposition universelle qui vient de se terminer. On trouve un terrain à South Kensington et le musée ouvre, avec ses collections, son école d’art, son amphithéâtre et sa bibliothèque. Il sera rebaptisé par la suite Victoria and Albert Museum (Victoria, 1819-1901, reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande de 1837 à sa mort, Albert de Saxe-Cobourg-Gotha son mari)

Victoria et Albert Hall Museum, Londres.
Image sur le site http://yourholidayhomes.com consulté en octobre 2017

Les musées ethnographiques
Ceux-ci sont les héritiers des cabinets de curiosités enrichis par les voyages d’exploration.
L’ethnographie devient une discipline autonome, au milieu du XIXe siècle. De retour d’un voyage au Japon, le médecin et botaniste Philip Franz Von Siebold est chargé par le roi des Pays-Bas en 1837 d’organiser les collections qu’il en avait rapportées au sein du Museum Voor Volkerkunde de Leyden. L’exemple se diffuse ensuite en Allemagne, à Leipzig, Munich puis Berlin.

Museum Volkenkunde Leiden. Vue du bâtiment aujourd’hui.
Image sur le site https://www.dijkoraad.nl consulté en octobre 2017

À Paris, au lendemain de l’exposition universelle de 1878, E-T Hamy, professeur d’anthropologie au muséum national d’histoire naturelle, est chargé d’ouvrir un musée d’ethnographie au nouveau palais du Trocadéro.
Instauré en 1878 du muséum ethnographique des missions scientifiques. Ernest Hamy, premier directeur.
Le manque de fonds, l’inadéquation des locaux et la mobilisation de son personnel pendant la Première Guerre mondiale arrêtèrent son développement et entrainèrent une dégradation partielle des collections.
En 1928 Paul Rivet fut nommé à sa tête et le fit rattacher à la chaire d’anthropologie du Muséum national d’histoire naturelle. Il entreprit de moderniser la muséographie ethnographique.
Les locaux, jugés insuffisamment aptes à assurer la fonction de musée, furent démolis en 1935 pour laisser place au Palais de Chaillot. Le musée devient en 1937 le Musée de l’Homme, ses collections françaises trouvant place au Musée national des arts et traditions populaires créé en même temps dans le même lieu.
Les artistes fauves et cubistes avaient découvert l’« art nègre » au Musée du Trocadéro. Picasso, selon ses dires, y aurait compris « le sens même de la peinture, comme une forme de magie qui s’interpose entre l’univers hostile et nous, une façon de saisir le pouvoir, en imposant une forme à nos terreurs comme à nos désirs. »

Photographe anonyme, « Musée d’Ethnographie du Trocadéro. Salle d’Asie B1. Vitrines Indochine, moï », tirage sur papier baryté, 13 x 17,5 cm, 1934, coll. musée du quai Branly.
Image sur le site https://etudesphotographiques.revues.org/

Quelques images de muséographies (merci à FB) pour discussion

Musée Longchamp, Marseille avant 1914

Musée de Chambéry, Savoie, avant 1959

Architecture des musées

Fin XIXème siècle, première moitié du XXème siècle

Karl Friedrich Schinkel, Altes Museum, Berlin, 1923-1930
Édifice de style néo-classique, avec une rotonde intérieure inspiré du Panthéon de Rome, non visible de l’extérieur.

Karl Friedrich Schinkel, Altes Museum, Berlin, 1823-30. Image signée Jean-Pierre Dalbéra, présente sur le site https://commons.wikimedia.org/wiki/

Altes Museum, plan intérieur
image sur le site http://arts-plastiques.ac-rouen.fr/grp/architecture_musees/

Formes monumentales, sortes de sanctuaires, illustrant pouvoir, autorité, force symbolique de la démocratie, dimension sacrée de l’art officiel… selon les cas.
D’où des aspects de palais ou de temples.

John Russel Pope, National Gallery of Art, Washington, 1937-1941

National Gallery of Art, Washington, photo réalisée peu après l’achèvement, image sur le site https://en.wikipedia.org/wiki/National_Gallery_of_Art

André Aubert, D, Dastugue, JC Dondel et P. Viard, Musée de la Ville et de l’État (actuel Palais de Tokyo), 1937, construit à l’occasion de l’exposition universelle de 37 – Ci-dessous, vue aérienne du palais de Tokyo où le musée d’art moderne occupe l’aile est, ici à droite.

Palais de Tokyo
Image par Strobilomyces — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4973181

>>> histoire schématique du bâtiment et de ses affectations successives

Nb : faire un lien avec la réhabilitation de Lacaton et Vassal >>> vers le site de l’agence

Dans les années 20, invention des « period rooms » (on parle parfois de « muséographie analogique ») aux Etats Unis, où art et mobilier (arts appliqués) sont exposés de concert pour reconstituer artificiellement ou fantasmatiquement des intérieurs.

Period room au Metropolitan Museum de New-York, image sur le site http://arts-plastiques.ac-rouen.fr/grp/architecture_musees/architecture_xxe.htm consulté en octobre 2018

1945-1960, Rupture

Le Corbusier, musée à croissance illimitée; 1934 (élément précurseur de la rupture)

Le Corbusier, musée à croissance illimitée, 1934
Image sur le site http://arts-plastiques.ac-rouen.fr/grp/architecture_musees/

Ludwig Mies Van Der Rohe, musée pour une petite ville, 1942, 1943

Musée pour une petite ville, Ludwig Mies Van Der Rohe, 1942-43
Image sur le site http://arts-plastiques.ac-rouen.fr/grp/architecture_musees/

Remise en question de l’espace fermé, murs ouverts ou vitrés, oeuvres flottantes, ouverture du musée au monde.

Philip Goodwin et Edward Durell Stone, MoMA, New-York, 1939

1039-MoMA, New-York
Image sur le site http://www.galinsky.com/

Une façade urbaine en continuité de la rue mais à l’intérieur, une grande flexibilité, une « machine à exposer ». Période Moderne, faire le lien avec la « machine à habiter » de Le Corbusier.

Dans le même mouvement,
Lagneau, Musée Maison de la Culture du Havre, 1955-60

1955-60-Musée maison de la culture du Havre
Image sur le site http://www.muma-lehavre.fr/fr/musee/muma/une-histoire. « Vue depuis l’angle de la rue Benjamin-Normand, 1961. © MuMa Le Havre »

Attention, la partie maison de la culture quitte le bâtiment en 1967. Ne pas confondre avec le bâtiment signé Oscar Niemeyer.

Affonso Reidy, Musée d’Art Moderne de Rio de Janeiro, 1953-58

Musée d’art moderne de Rio de Janeiro, 1953-58, Affonso Reidy, arch
image sur le site http://www.rioluxuryapartments.com

Ludwig Mies Van Der Rohe, Neue Staadt Gallerie, Berlin, 1962-68
(voir la question des murs vitrés, de la continuité entre intérieur et extérieur au niveau des plafonds, et du socle enterré)

© Raimond Spekking / CC BY-SA 4.0 (via Wikimedia Commons)

https://es.wikiarquitectura.com/wp-content/

Mies Van Der Rohe

Et beaucoup plus tardivement, Renzo Piano et Richard Rogers, Centre Georges Pompidou, Paris, 1971-77
(tous fluides et circulations en façade, intérieur libre et cloisonnable selon les projets)

An aerial view shows the Centre Pompidou modern art museum, also known as Beaubourg, and rooftops of residential buildings in Paris July 14, 2013. REUTERS/Charles Platiau (FRANCE – Tags: CITYSCAPE TRAVEL SOCIETY) – RTX11Q7K

Ou encore Renzo Piano, fondation Beyeler, Bâle, continuité et projection du paysage végétal à l’intérieur.

Questions de lumière

José-Luis Sert, fondation Maeght à Saint-Paul de Vence, 1964

Fondation Maeght, Saint-Paul de Vence
Architecte: Jose Luis Sert

Plan niv1

José-Luis Sert, fondation Miro, Barcelone, 1975

José-Luis Sert, fondation Juan Miro, Barcelone, 1875
Image sur le site www.barcelonaturisme.com

Louis I Kahn, musée Kumbel, Texas, 1966-72

Remise en cause de la « machine à exposer » ou « white cube »

Carlo Scarpa, Museo Civico di Castelvecchio, Vérone, 1956-64

Image sur le site arts-plastiques.ac-rouen.fr consulté en octobre 2017

Image sur le site www.e-architect.co.uk

Andrea Bruno, Castello di Rivoli, Museo d’arte contemporanea, 1980

Castello di Rivoli

Image sur le site teatriemusei.ovest.com

Aujourd’hui, explosion du nombre de musées et de projets de musées.
Tout est muséable

Politiques culturelles, développement territorial et architectures médiatiques

Neue Staatsgalerie, Stuttgart, Allemagne, James Stirling architecte, années 1970, ouvert au public en 1984.

image sur le site https://fr.wikipedia.org/wiki/Neue_Staatsgalerie_(Stuttgart) consulté en octobre 2018

Ieoh Ming Pei, pyramide du Louvre, Paris, 1983-89

Image sur le site www.bc.edu consulté en octobre 2017

Image sur le site www.bc.edu consulté en octobre 2017

Franck Gehry, Musée Guggenheim, Bilbao

Franck Gehry, fondation Guggenheim, Bilbao, 1997-Sculpture de Louise Bourgeois
Par Photograph taken by User:MykReeve. — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=54632

Le bâtiment qui abrite les collections privées de la fondation Guggenheim a été construit sur des fonds publics (env 100 millions de dollards). Il est un des moteurs du développement économique et de notoriété de la ville de Bilbao, auparavant sinistrée industriellement. On estime en 2007 qu’il a accueilli 1 million de visiteurs, contribuant pour 1,57 milliards d’euros à l’économie du pays basque, et générant 45 000 emplois directs et indirects. On parle couramment de l’effet Guggenheim à ce propos.

Peter Cook et Colin Fournier, Kunsthaus Graz, 2003

Image sur le site www.atlasobscura.com avec l’annotation Marion Schneider et Christophe Aistleitner

Les musées-villes

>>> vers l’article Rudy Ricciotti : Musée des Civilisations d’Europe et de Méditerranée, Marseille, 2002-2013

Zaha Hadid, Rome
Concours 1999 – Ouverture au public 2019

Zaha Hadid, musée Maxxi, Rome
Vue de concours
Image sur le site http://vivaitalia2011.blogspot.com/ consulté en octobre 2018

Vue intérieure
Image sur le site https://www.trover.com/ consulté en octobre 2018

Les musées-monde

Jean Nouvel, le Louvre d’Abu Dhabi, 2007-2017
cf le site du musée

Intérieur du Louvre Abu Dhabi. [Keystone]
Image sur le site https://www.rts.ch/info/culture/arts-visuels/ consulté en octobre 2018

Faire une comparaison entre Peter Berhens qui dessine pour AEG les bâtiments, les éléments de communication (papier à entête, logotype…) et Jean Nouvel dont le bâtiment devient le logo lui-même (idem pour le Centre Georges Pompidou à Paris)…

Bibliographie schématique
Origines du musée, par Lydia Harambourg, historienne, critique d’art, http://www.academie-des-beaux-arts.fr/lettre/minisite_lettre72/Origines_du_musee.html

>> lien vers l’article « muséographie »
>> lien vers « les contextes, définition du musée »
>> lien vers « les acteurs institutionnels du musée »