Archives par mot-clé : Ronan Kerdreux

Visites d’expositions : « On Air »

« On Air »
Carte blanche à Tomas Saraceno
Palais de Tokyo, Paris
17 octobre 2018 – 6 janvier 2019

« L’exposition ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement, accueillant une chorégraphie à plusieurs voix entre humains et non-humains, où les oeuvres révèlent les rythmes et trajectoires communs, fragiles, et éphémères qui unissent ces mondes. ON AIR se construit grâce à la multitude de ces présences, animées et inanimées, qui y cohabitent. »

Commissaire d’exposition : Rebecca Lamarche-Vadel

Ce article est consacré à la muséographie des expositions. Donc pas de critique du contenu lui-même mais de « légers » commentaires sur la mise en espace supports à nos rencontres en cours.
Cette exposition est un paradoxe spécifique : salles plongées dans le noir assez total, expositions d’objets extrêmement fragiles (toiles d’araignées), une salle très « scénographiée » pour évoquer une dimension spatiale (aux deux sens du terme), une salle où les visiteurs sont immergés (10 à la fois donc planning nécessaire) dans un dédale de cordes, actionnables pour émettre un son réalisé en collaboration…
Revue d’images :

Salle entièrement dans le noir avec éclairage « dramatisé » des toiles d’araignées non protégées – Photo RK
Vitrines éclairées dans salle noir – Photo RK
Salle très claire avec accrochage au mur particulier – photo RK
Disposition écran et sièges – Photo RK
Salle sur les conséquences spatiales – Photo RK
Salle pénétrable – Photo RK
Seconde salle immersive dédiée aux questions aériennes – Photo RK

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Visites d’expositions : carte blanche à JR

Maison Européenne de la Photographie
Exposition « carte blanche à JR »
07.11.18 – 10.02.19

JR est un artiste fort engagé politiquement qui réalise des projets à l’échelle de la ville à partir de photographies collées sur les bâtiments et d’installations qui jouent sur la perception, l’échelle… Pas seulement mais les autres exemples sont dans les photographies ci-dessous. Cette exposition (dans un bâtiment du XVIIIème siècle superbe mais doté de petites salles) retrace un grand nombre de ses projets, dont plusieurs monumentaux. Elle interroge donc la fonction des documents, de reportages quelquefois, par rapport au travail lui-même.

NB : Hôtel Hénault, hôtel particulier construit en 1706 et rénové et agrandi par le cabinet d’architecte Yves Lion – Voir plus sur Wikipedia.
Site de l’atelier d’architecture Yves Lion et associés

« Eyes on boat, 1455 conteneurs » 2018
Maquette animée – Photo RK
Première installation pour l’exposition – Photo RK
Partie rétrospective de l’exposition, photos réalisées par JR – Photo RK
Photo reportage sur la destruction d’une intervention – Photo RK
« 28 millimètres, portrait d’une génération B11, destruction n°2, Montfermeil France » 2013- Grand tirage argentique installé dans une pièce sombre – Photo RK
« Eyes contact n° 71 » 2018, trains électriques animés et rail – Photo RK
Installation in situ rendant compte du travail à Rio de Janeiro – RK
« 28 millimètres, Women are heroes, femme allongée sous la pluie, France » 2010- Photo RK
Association entre image de l’intervention en milieu urbain et documents préparatoires – Photo RK
Intervention in situ dans la station de métro la plus proche du lieu de l’exposition – Photo RK

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Visites d’expositions : « Architecture, un défi sans fin »

Exposition rétrospective consacrée à Tadao Ando, Centre Georges Pompidou, Paris, 10 octobre 2018 – 31 décembre 2018
« Architecture, un défi sans fin »
Commissaire : Mnam/Cci, F. Migayrou

>>> voir plus d’informations sur le site du Centre Pompidou

Commentaire muséographique : une exposition d’architecture, avec de très nombreux documents sur de multiples supports (textes, images, dessins, maquettes à plusieurs échelles, vidéos), dans un espace unique. Malgré quatre thèmes annoncés (la forme primitive de l’espace, le défi de l’urbain, la genèse du projet et le dialogue avec l’histoire), l’exposition est scandée par chaque projet de Tadao Ando et de ce fait assez touffue. Au risque parfois de la surabondance, voire d’une trop grande densité.

Entrée de l’exposition avec le texte d’annonce général et une bibliographie. Catalogue de l’exposition sur socle à gauche de l’image. Photo RK

Suivent trois images de l’espace général de l’exposition avec un secteur réservé (derrière l’arche) à un projet d’aménagement comprenant plusieurs villas. Examiner les rapports entre documents matériels (maquettes, dessins) et les projections vidéo. Questions de lumière, d’interactions entre les deux types

Photo RK
Photo RK
Photo RK

Deux images montrant l’ensemble des documents de présentation pour chaque projet.

Photo RK
Photo RK

Une question plus embarrassante autour d’une vidéo sur écran qui retrace un long entretien avec Tadao Ando placé au milieu de l’exposition et doté en regard seulement d’un banc. Il s’agit d’un document majeur de l’exposition d’où ce groupe agglutiné tant bien que mal.

Photo RK

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Visites d’expositions : « La belle vie numérique ! »

Fondation EDF, Paris
« La belle vie numérique ! »
17 novembre 2017 – 18 mars 2018

Commissaire : Fabrice Bousteau
Coordination artistique et scénographie
Lef Kazouka, coordination et scénographie
Nadège Lécuyer, contenu artistique
Jean-Baptiste Lepeltier, design pour la Société Molle, Paris
Graphisme et signalétique : Prototype, Paris
Conception lumière : Jean-François Touchard
Construction : Le Monde du Décor

Exposition « physique » qui se poursuit en ligne, exposition virtuelle par LaTurbo Avedon (turboavedon.com), sur Instagram avec Amalia Ulman (instagram.com/amaliaulman), sur le compte Instagram de la Fondation EDF, avec Encoreunestp (instagram.com/encoreunestp) et NOTITWEETY

Collecte des adresses mail via un concours pour gagner le catalogue de l’exposition.

Visite Ronan Kerdreux
Une exposition fort bien organisée, comme souvent à la Fondation EDF, une approche avec un peu de recul sur les questions numériques et la manière dont elles ont fait irruption à la fois dans notre vie et dans le monde de l’art. Cela autorise un panorama assez lâche et de ce fait avec des surprises et bien-sûr des regrets, mais c’est plus que normal avec une telle ouverture au départ.
Bien que je n’ai pas vraiment compris les deux parcours, annoncés comme coloré et sensible, la promenade est agréable et les œuvres accrochées respirent sans se nuire malgré la relative exiguïté de l’espace. L’installation de Marie-Julie Bourgeois composée de ciels saisis sur des webcam autour du globe est assez fascinante à mon avis.

Graphisme des « têtes de chapitre » – Image à droite Sériès et Sériès
Etiquette questions posées par le travail ou les travaux d’un auteur, ici Sériès et Sériès
Disposition articulant photo toute hauteur et écran. Ces dispositions rapprochant une image imprimée et un écran (luminescent par définition) pose toujours des questions d’adaptation de l’oeil
Espace central de l’exposition, de double hauteur et qui sert de rotule d’orientation et d’espace pour se retrouver lors d’une visite où le groupe se disperse
Dans l’espace central, installation de Marie-Julie Bourgeois
Espace au sous-sol, traitant d’une question thématique
Couloir coloré au sous-sol (un des deux parcours proposé est un parcours coloré)
Premier étage : traitement graphique d’un thème
Espace consacré au travail de Matteo Nasini
Idem
Idem
Guides du visiteur avec deux hypothèses de parcours
Idem verso

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